Jacques Caraës est de ces hommes baptisés à leau de mer,

Photo : Thierry Martinez
parcourant les océans, multipliant les expériences à bord de tous les types de bateaux, mais revenant toujours à son port dattache, lAber Benoît.
Cet amour pour son coin de terre, cest dès lenfance quil le forge, entre son rôle déquipier sur le bateau de son père et sa casquette de capitaine à bord dun côtre en bois de lAber Benoît.
Sa passion pour la mer et les bateaux se double dune science particulière du bois, car ses histoires de navigation au long cours tirent leur source de lentreprise familiale, la scierie Caraës.
La passion de la navigation prend le dessus,
Jacques enchaîne les expériences et senrichit au contact de grands marins : courses du RORC à bord de Gitana IV du Baron Edmond de Rotschild, Admirals Cup en 1985 avec Bruno Troublé, championnat du Monde des 12 Mètres J sur France III avec Paul Cayard et Budy Melges
Equipier très recherché, Jacques est de deux campagnes de la Coupe America, en 1983 à Newport, sur France III skippé par Bruno Troublé et en 1987 à Perth, sur Challenge France skippé par Yves Pajot. Courtisé par tous pour ses compétences de marin, il lest tout autant pour ses qualités humaines et sa capacité à fédérer une équipe autour dun objectif commun.
En 1990, Jacques Caraës se tourne définitivement vers la course au large, jusquà devenir un professionnel de haut-niveau. Il confirme très vite son statut de valeur sûre et les meilleurs réclament ses services. Il inscrit sur son carnet de bord de nombreuses courses, la Whitbread avec Eric Tabarly, la Transat Lorient-Saint-Barth remportée avec Michel Desjoyeaux, la Route du lOr avec Christophe Auguin, La Baule Dakar, la Solitaire du Figaro, la Transat Jacques Vabre

Photo : Gilles Martin-Raget
|
Touche-à-tout de talent il est aussi à laise sur monocoque que sur multicoque, sur monotype de 9,14 mètres que sur maxi-catamaran.
Il est aussi lhomme de plusieurs records : record du monde de distance en 24 heures sur le monocoque Sceta Calberson de Christophe Auguin en 1995, double record de la traversée de lAtlantique en équipage sur Géodis de Christophe Auguin en 1998 et sur Mari-Cha III de Bob Miller en 1998.
Sur le circuit des multicoques océaniques, nombreux sont les skippers qui ont souhaité un jour que Jacques fasse partie de leur équipage. Francis Joyon, Franck Cammas, Jean Le Cam sont de ceux-là. Avec eux il dispute Trophée des multicoques, Route des Phares, Grand Prix des multicoques et Transat Jacques Vabre.
Quand Bruno Peyron lance son idée de course autour du monde en équipage, sans limite, lidée séduit Jacques qui se verrait bien au départ de la première édition de The Race. Grant Dalton, géant néo-zélandais et marin mondialement respecté, lui propose dembarquer à bord du maxi-catamaran Club Med en tant que régleur. Mais Dalton décèle aussi chez le finistérien une propension particulière à communiquer et à raconter les histoires, il lui confie le rôle déquipier-cameraman. Pendant toute la durée de la course, Jacques va conter, témoigner, parfois mettre en scène la vie à bord de Club Med, mieux que ne laurait fait un journaliste professionnel.
Un grand communiquant se révèle, et la presse jubile en attendant le feuilleton quotidien.
|
|

Photo : Carlo Borlenghi

|
Après toutes ces victoires, ces records et ces expériences sur les bateaux des autres, Jacques veut maintenant courir
pour lui. Ses objectifs font rêver, la Route du Rhum et le Vendée Globe, avec une seule et même philosophie : lesprit déquipe
pour réussir. Après avoir consacré sa saison 2002 à la gestion du projet sportif du trimaran Bonduelle de Jean Le Cam,
Jacques a navigué cette saison sur les trimarans Bonduelle et Géant. Sa fin d'année est consacrée à la navigation et à la
tentative de record de l'Atlantique sur le monocoque Mari-Cha IV.
|